Le développement durable d’un état est indissociable de l’interaction du contexte mondial, du fait de l’économie de marché exacerbée par la dynamique de la globalisation. Le plan de développement national peut être contrarié ou menacé par les effets de la dynamique mondiale du blanchiment de capitaux, tout comme par celle du financement du terrorisme.

Les trop longues années d’existence du blanchiment et du financement du terrorisme ont permis de cerner leurs effets néfastes sur les économies des pays en développement. Il en est résulté une typologie qui, appliquée à la Côte d’Ivoire, nous commande de diligenter toute disposition préventive sur les effets suivants :
Tout d’abord, un système de blanchiment efficace est auto-régénérateur et amplificateur des activités criminelles dans son périmètre d’action. Ainsi, lorsqu’un état acquiert l’image ou la notoriété d’un paradis de blanchiment, il attire ipso facto les criminels, tout en développant et implantant profondément le virus de la corruption. Or, cette corruption endémique devient le facteur limitant et invalidant de toute tentative ultérieure de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. En effet, la corruption et la collusion corolaire permettent de shunter les points stratégiques ou sas de contrôle du dispositif national de surveillance.
Ensuite, une réputation de paradis de blanchiment conduit systématiquement les partenaires au développement à réduire, geler et même supprimer tout ou partie des guichets et des facilités de tirage antérieurement consenties au pays maintenant indexé. L’incidence sur le développement national et le bien-être des populations est antagoniste et rémanente.
Monsieur DIBY Koffi Charles
Ministre de l’Economie et des Finances
République de Côte d’Ivoire
Le développement durable d’un état est indissociable de l’interaction du contexte mondial, du fait de l’économie de marché exacerbée par la dynamique de la globalisation. Le plan de développement national peut être contrarié ou menacé par les effets de la dynamique mondiale du blanchiment de capitaux, tout comme par celle du financement du terrorisme.
Les trop longues années d’existence du blanchiment et du financement du terrorisme ont permis de cerner leurs effets néfastes sur les économies des pays en développement. Il en est résulté une typologie qui, appliquée à la Côte d’Ivoire, nous commande de diligenter toute disposition préventive sur les effets suivants :
Tout d’abord, un système de blanchiment efficace est auto-régénérateur et amplificateur des activités criminelles dans son périmètre d’action. Ainsi, lorsqu’un état acquiert l’image ou la notoriété d’un paradis de blanchiment, il attire ipso facto les criminels, tout en développant et implantant profondément le virus de la corruption. Or, cette corruption endémique devient le facteur limitant et invalidant de toute tentative ultérieure de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. En effet, la corruption et la collusion corolaire permettent de shunter les points stratégiques ou sas de contrôle du dispositif national de surveillance.
Ensuite, une réputation de paradis de blanchiment conduit systématiquement les partenaires au développement à réduire, geler et même supprimer tout ou partie des guichets et des facilités de tirage antérieurement consenties au pays maintenant indexé. L’incidence sur le développement national et le bien-être des populations est antagoniste et rémanente.
Enfin, le lien direct entre terrorisme et blanchiment est si probant qu’un paradis de blanchiment devient un danger pour sa sous-région, au motif qu’il sert systématiquement une base de déploiement des activités criminelles sur tous les pays environnants. L’insécurité résultante des biens et des personnes est onéreuse et perturbatrice des plans et programmes de développements nationaux. Il est alors de pratique constante que les états voisins actionnent des pressions multiformes sur le pays délinquant, occasionnant ou amplifiant, par le fait même, une fragilité interne, au titre de la gouvernance et au titre de la croissance domestique.
Il appert de ce qui précède qu’il est vital, pour la Côte d’Ivoire, de se prémunir d’un tel cancer et c’est un privilège, en même temps qu’une responsabilité significative, pour le Ministère de l’Economie et des Finances, d’abriter l’organe régalien et central de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, à savoir :
la CENTIF.
Par-delà les considérants supra, ce ni par effet de mode, ni pour une simple mise en conformité vis-à-vis d’attentes de la communauté internationale que la république de Côte d’Ivoire facilite et pérennise l’existence et l’action de
la CENTIF.
En effet, la création et la sécurisation du bien-être durable des populations exigent que les facteurs, les déterminants et les données de la dynamique du développement endogène soient expurgés de tout signal erratique et parasitaire qui en travestirait la compréhension, la projection et le pilotage. Dans ce contexte, les actions du dispositif intégral de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, impulsés et pérennisées par la CENTIF, permettent que seuls les facteurs, les agents et les données authentiques de la dynamique économique nationale soient en interaction.
De surcroît, la bonne gouvernance est facteur de rationalisation de la gestion économique d’un état. La bonne gouvernance facilite et optimise l’allocation des ressources rares à des programmes de développement. Il est patent que
la CENTIF, par sa lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, est un outil régalien de bonne gouvernance et d’amélioration du niveau des ressources d’appuis économiques et budgétaires aux programmes de développement.
Ces deux motifs d’intérêt national expliquent la célérité du gouvernement et du Ministère de l’Economie et des Finances d’impulser et de faciliter l’implantation, le fonctionnement et le rayonnement de
la CENTIF.
Ce faisant, il est loisible de prendre avantage des autres incidences favorables de l’existence de
la CENTIF.
La réponse aux attentes de la communauté internationale permet de désactiver le chapelet des « contre-coopérations » qui, si elles ne constituent pas en elles-mêmes un facteur positif de croissance, ont le fâcheux privilège d’être un frein voire un blocage préoccupant aux actions endogènes de développement.
L’existence de
la CENTIF impulse à la baisse la criminalité nationale.
La CENTIF contribue donc de manière significative au respect d’une obligation régalienne, à savoir, la sécurité des biens et des personnes, pré-requis de la stabilité nationale, elle-même socle pérein de tout développement durable.
Pour ces motifs, le Ministère de l’Economie et des Finances souhaite plein succès et longue vie à la Cellule Nationale de Traitement de l’Information Financière de Côte d’Ivoire,
la CENTIF – CI.
Monsieur DIBY Koffi Charles
Ministre de l’Economie et des Finances
République de Côte d’Ivoire