
La cérémonie d’ouverture de la 31e session du Comité ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) s’est tenue le samedi 23 mai 2026 à Abidjan, en présence du Premier Ministre Robert Beugré MAMBE.
Cette cérémonie a été marquée par plusieurs allocutions, notamment celle du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Adama COULIBALY, qui a souligné que les réformes engagées par la Côte d’Ivoire mobilisent l’ensemble des acteurs nationaux, avec l’appui des partenaires techniques et financiers. « Notre pays entend maintenir une dynamique soutenue, afin de consolider les acquis enregistrés et renforcer davantage l’efficacité de son dispositif national», a-t-il assuré, rappelant que le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, la corruption et les trafics illicites demeurent des menaces sérieuses pour les économies de la sous-région.
A sa suite, le Directeur Général du GIABA, Edwin Harris Jr a déclaré que : «Nous nous retrouvons en des temps qui ne sont pas ordinaires. Dans ce contexte, il s’avère plus que jamais nécessaire de redoubler d’efforts, d’optimiser nos ressources de manière stratégique et d’aligner nos politiques sur les exigences de l’heure, afin de préserver l’intégrité de nos systèmes financiers et de renforcer nos dispositifs de gouvernance ». Il a ajouté qu’il s’agit non seulement de répondre efficacement aux besoins des populations, mais également de garantir un avenir durable aux générations futures.
Pour le Premier Ministre : « Les progrès significatifs enregistrés nous donnent à espérer », soulignant que les avancées réalisées dans l’évaluation du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ouvrent la voie à « un lendemain meilleur ». Le Chef du Gouvernement a indiqué que, sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire a fait de la bonne gouvernance financière,
de la transparence économique et de la lutte contre les flux financiers illicites des priorités stratégiques de son action publique. Selon lui, plusieurs réformes structurelles ont été mises en œuvre afin de renforcer le cadre juridique et institutionnel, d’améliorer la coopération entre les autorités judiciaires, sécuritaires et financières, ainsi que de consolider les mécanismes de transparence dans les secteurs sensibles de l’économie. Il a également salué l’engagement des ministères en charge de l’Économie, de la Justice et de l’Intérieur dans cette dynamique, précisant que les efforts conjoints ont permis à la Côte d’Ivoire d’atteindre un niveau élevé de conformité technique avec « 39 recommandations validées ». Face aux délégations ouest-africaines présentes à cette rencontre, le Premier Ministre BEUGRE Mambé a rappelé que les flux financiers illicites fragilisent les institutions, alimentent l’insécurité et privent les États de ressources indispensables au financement des infrastructures et des politiques sociales en faveur des populations, notamment les femmes et les jeunes. « Le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et celui de la prolifération des armes de destruction massive constituent des menaces majeures pour la stabilité des États, la paix sociale et la crédibilité des systèmes financiers», a-t-il insisté. Estimant qu’aucun pays ne peut faire face seul à ces défis transnationaux, le chef du gouvernement ivoirien a plaidé pour un renforcement de la coopération régionale, afin de préserver l’intégrité des systèmes financiers dans l’espace ouest-africain.




